(Fable inspirée par l'oeuvre du grand poète italien Sergio Leone)


Un petit oiseau, bien au chaud au début du printemps,
dans son nid, attend le retour sa mère tout en piaillant,

- piu piu ! piu !

hélas il est tellement serein
et piaille si fort et si bien

qu'il finit par tomber du nid.
Et dans sa chute il crie :

- piu piu ! piu !

Pauvre petit oiseau, il a froid maintenant
et n'a plus du tout envie de piailler gaiement.

- piu piu ! piu !

Une vache, passant par là, voit ce petit oiseau tout frissonnant
elle prend pitié de lui qui appelle faiblement

- piu piu ! piu !

Elle se positionne bien au-dessus de lui et sans pls de parole
et le recouvre brutalement d'une grosse bouse molle.

Le petit oiseau sent de nouveau la chaleur,
il sait qu'il pourra survivre
et piaille à nouveau, de tout son coeur,
sa joie de vivre

- piu piu ! piu !

tant et si bien, que ses cris exitent les oreilles d'un renard.
Que on appelait dans le coin "le roi des crevards"

Et que voit-il ? Un petit oiseau, certe pas très costaud
Qui chante à la gloire de la fraternité entre les animaux

- piu piu ! piu !

Le renard prend le bébé oiseau délicatement,
sans lui faire le moindre mal, se charge de lui oter
tout ce caca de vache, malodorant et répugnant.
Et une fois tout propre, le renard l'avale sans regret.


Il n'y a pas une mais trois morales à cette histoire
La première c'est de fermer gueule quand on est dans une merde noire

La seconde c'est que les bébés oiseaux ont un vocabulaire limité
Et la troisième est un peu plus tarabiscottée :

Toute personne qui vous crée des ennuis ne vous veut pas forcément que du mal,
Les gens qui vous mettent dans la merde ne sont pas tous des chacals

Ainsi que toute personne qui vous sort de vos soucis, ne vous veut pas forcément que du bien,
Méfiez-vous des requins déguisés en ange gardien !